vendredi 30 mai
Légitime défense (suite et fin)
Un matin alors qu'il était parti pour son cabinet, elle alluma son ordinateur et commenca à écrire un message trés court. Elle le mis sous enveloppe, et munit de lunettes noires et d'un foulard, elle le glissa en toute vitesse dans la boite aux lettres de son mari. Il ne lui restait plus qu'a attendre que sa secrétaire le dépose sur son bureau.
Son plan était le suivant. Sur le petit mot,elle se faisait passer pour une de ses patientes, lui expliquant qu'il lui plaisait beaucoup, mais qu'elle n'osait pas le lui avouer lors des consultations. Elle lui donnait rendez-vous dans un coin tranquille, un endroit qui surplombait la mer et qui était trés peu fréquenté en cette saison. Son plan devait fonctionner puisque elle savait qu'il était un coureur de jupons et que trés certainement il se rendrait au rendez-vous de cette mystérieuse patiente.
Le soir arriva et avec, le moment ou il devait rentrer. Son coeur battait à toute allure et l'angoisse l'envahissait, puisqu'elle ne savait jamais comment se terminerait la soirée : dans le calme ce qui était plutôt rare , ou sous les coups. Ce soir là elle avait laissé son fils chez sa mère. Mon Dieu sa propre mère ne savait même pas que son mari la battait. Il faut dire qu'elles se voyaient trés peu depuis son mariage,son mari lui interdisant de trop la fréquenter. Bref elle esperait que ca n'allait pas le mettre dans une colère noire. Il arriva enfin, mais lorsqu'il rentra, il avait plutôt l'air de bonne humeur. Ou est james demanda t-il aussitôt. Elle se mit à trembler et répondit cependant avec le plus d'aplomb possible: Il voulait dormir chez sa grand-mère et j'ai pensé qu'une petite soirée en tête à tête nous ferait le plus grand bien. Sur le point de défaillir elle attendit que la colère de son mari explose de nouveau,mais rien, pas le moindre signe de contrariété sur son visage. Il répondit, l'air ailleurs : oui tu as bien fait.
Elle n'en croyait pas ses oreilles. Elle réfléchit un instant à cet étrange comportement, et finit par comprendre qu'il avait lu le petit mot, et que son égo en était si flatté, qie ça l'avait mis de bonne humeur. Ca marchait donc. Ne restait plus qu'a attendre le lendemain.
La soirée fut la plus calme qu'elle eut connut depuis bien longtemps. Il se coucha prés d'elle et s'endormit aussitôt. Enfin elle allait être libre, enfin il ne lui leverait plus jamais la main dessus.
Le lendemain il partit de bonne heure à son cabinet. Le rendez-vous était fixé entre midi et deux heures. Elle monta au grenier, sortit un sac bien caché parmi les vielleries. Elle s'affaira un long moment et fin prête redescendit attendre l'heure du rendez-vous.
Le coeur battant la chamade elle prit sa voiture et se dirigea donc au point de rencontre. Mais auparavant elle fit un détour, et se gara a quelques centaines de metres d' un loueur de voiture. Puis une fois qu'elle eu réglé le loueur elle repartie pour l'ultime rendez -vous de son bourreau. Ses mains étaient moites, ses jambes flageolaient. Enfin elle arriva. Il était déjà là apparement impatient de rencontrer son admiratrice secrete. Elle stoppa la voiture, et descendit le plus calmement possible. Il l'a regardait d'un air plutôt satisfait, pour sûr il l'a trouvait à son goût. Et puis une rousse ca manquait pas de piment. Il lui avait toujours reproché de ne pas se teindre en rousse, car il aimait ca. Il s'avanca vers elle, elle fit un pas hésitant vers lui, jouant l'intimidée.
"Bonjour Mlle dit-il d'un air ravi. Elle ne répondit pas. Elle ouvrit son sac et en sortit brusquement un revolver. Surprit, il eu un mouvement de recul. Il bafouilla: "qu'est ce, qu'est ce que ca veut dire? Qui êtes vous et que me voulez vous??
Elle ota ses lunettes de soleil, ota sa perruque rousse, et s'avanca en braquant le pistolet sur son mari. Jeanne c'est toi? Qu'est ce qui te prend? Tu es devenue folle?
Ouiiiii cria t-elle folle, et je vais te tuer, je vais te faire payer pour tout les coups que tu m'a donné, pour l'humiliation quotidienne que tu me fais subir.
Chéri je t'en prie calme toi, je te jure que je ne recommencerai plus. J'irai voir un psychologue je te le jure.
"Ho que non tu n'iras pas, ho que si tu recommenceras encore et encore. Tu es un monstre et tu mérites de mourrir.
"Alors vas-y tire! tire donc! si tu en à le courage! "Mais non tu ne le feras pas, tu es trop lâche pour ca pas vrai jeanne? Tu n'es qu'une garce, et si je te bat c'est uniquement de ta faute, de ta fauteeee hurla t-il!
Le sang de Jeanne ne fit qu'un tour. Elle s'aprocha de son mari le pistolet toujours pointé vers son coeur. Recule lui ordonna t-elle, encore! Non elle ne tirerait pas sur lui il fallait que ca passe pour un accident. Il recula doucement sachant que le précipice était à quelques metres à peine derrière lui.
Elle se rapprocha le plus possible de lui et le poussa violement dans le vide. Il tomba dans un cri de terreur qui déchira le silence.
Tremblante et terrorisée par ce qu'elle venait de faire, elle s'enfuit à toute vitesse. Aprés avoir ramené la voiture qu'elle avait loué avec une fausse carte d'identité, 'et oui elle avait tout planifié, meme les services d'un faussaire) Elle récupéra rapidement sa voiture et rentra chez elle épuisée. Mais elle était si déterminée qu'elle n'eut même pas de remord de l'avoir supprimé. Elle avait détruits les faux papiers, jeté la pérruque dans une poubelle sur le chemin du retour, et avait rangé l'arme, là ou elle s'était toujours trouvé: au grenier.
Elle fit la déclaration de la disparition de son mari. Et attendit, qu'on retrouve son corps au pied de la falaise, ce qui fut rapidement fait. Elle joua les veuves éplorées, organisa les funérailles et consola son petit garçon. Il avait du chagrin pour le moment, mais au moins il grandirait dans le calme et la tranquilité.
La police ne sut jamais vraiment si ce fut un accident ou si quelq'un l'avait poussé, faute de preuve, et apparment il ne retrouverent pas le message qu'il avait reçu le matin de sa mort. Elle supposa qu'il l'avait détruit. Elle avait bien interrogé Jeanne sur son emploi du temps de la journée du crime,mais elle affirma qu'elle était chez elle, couchée avec une migraine. Les voisins n'avaient rien vus, personne n'avait vu partir Jeanne! Et là elle comprit qu'elle avait négligé ce détail, et se dit qu'elle avait eu beaucoup de chance. Ne pouvant démonter l'alibi la police classa donc l'affaire.
Un jour la mère de Jeanne lui rendit visite, et quelques minutes aprés avoir pris une tasse de thé, regarda Jeanne et lui dit : "James m'a tout raconté"! "Pourquoi n'est tu pas venue me trouver enfin"? "Maman j'avais peur, j'avais honte, j'esperais qu'il change, et quand j'ai compris que ca n'arriverait pas, j'ai voulu protéger mon fils! "Ho jeanne je t'aurais aidé voyons, je t'aurais protégé". "Je sais maman mais, je n'ai pas eu le courage de tout quitter, de vivre dans la peur permanente qu'il me retrouve ou que je sois, et qu'il me fasse du mal à moi et à James. "Alors tu as préféré en arriver à l'extême"?? Comment ça bafouilla Jeanne?" "Tu as trés bien compris ma chérie". Ne t'en fait pas j'emporterais ce secret avec moi dans la tombe...
Commentaires
Heum...
Pour en arriver au meurtre...
Heum...
Pardonne-moi Josée, mais, je n'ai pas trop aimé la tournure de l'histoire... Mais bon...
En écrivant cette histoire, j'ai l'impression que selon toi l'exécution est la seule solution... Je me trompe?
Surtout qu'elle aurait pu se faire prendre et, qui est-ce qui se serait occupée de son enfant?
Et puis, son enfant aura toujours dans l'esprit que sa mère est une meurtrière...
LOL
kat! C'est romancé évidement, elle avait d'autres solutions,dont notament celle de s'enfuir c'est sur! Mais c'est la tournure la plus évidente. Alors j'ai voulu prendre une autre tournure, parce que certaines ont du tuer pour se proteger. Bien sur par forcément en préméditant leur crimes, et souvent en légitime défense. Mais j'ai voulu ecrire un autre facon qui malheureusement a déjà du arrivé. Je re-précise c'est une histoire trés romancée. Gros bisous ma douce!
Bon bein...
...disons que tu t 'es payée un joli petit crime !
Un phantasme comme un autre !? Vaut mieux le faire en écriture, n'est-ce pas ...
Bisous ma Josée !
Oui et je peux
te dire que ca fait drôlement du bien lol! Car soyons honnête avec nous même parfois on aurait bien étranglé quelqu'un mdrr!! Et comme tu dis, le mieux c'est de le faire par écrit. Et puis surtout il est une race d'hommes qui m'écoeure, m'insuporte, et me dégoutent : les LACHES! Alors tu vois ca fait du bien parfois de s'écrire des petites histoires ou l'un d'eux meurrent à la fin! Gros bisous ma Solangee!





